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Droit locatif 2026-10-07

Avis d’augmentation de loyer au Québec : les délais à ne pas manquer

Un avis envoyé hors délai, et le bail se reconduit au même loyer pour un an. Les délais exacts par type de bail, ce que l’avis doit contenir, et le mois dont vous disposez après un refus.

Un avis d’augmentation envoyé une semaine trop tard, et le bail se reconduit automatiquement au loyer actuel. Pour un an. C’est l’erreur la plus coûteuse — et la plus fréquente — chez les propriétaires qui gèrent eux-mêmes leurs immeubles au Québec.

Les délais d’envoi, par type de bail

Le délai se compte avant la fin du bail (ou avant la date de la modification proposée, pour un bail à durée indéterminée). Il n’y a pas de zone grise : hors de cette fenêtre, l’avis ne produit aucun effet.

Type de bailDélai d’envoi de l’avis
Bail de 12 mois ou plusEntre 3 et 6 mois avant la fin du bail
Bail de moins de 12 moisEntre 1 et 2 mois avant la fin du bail
Bail à durée indéterminéeEntre 1 et 2 mois avant la modification proposée
Bail d’une chambreEntre 10 et 20 jours

Le calendrier concret pour un bail du 1er juillet

La grande majorité des baux résidentiels au Québec se terminent le 30 juin. Pour ceux-là, la fenêtre d’envoi s’ouvre le 1er janvier et se referme le 31 mars. Un avis posté le 15 avril est sans effet, même si le locataire ne conteste pas.

C’est aussi la période où vous devez produire vos relevés 31, dus le 28 février. Traitez les deux dans le même bloc de travail : vous avez déjà la liste de vos logements et de vos locataires sous les yeux.

Ce que l’avis doit contenir

  • Le nouveau loyer demandé, en dollars — pas un pourcentage.
  • La date d’entrée en vigueur de la modification.
  • Le délai d’un mois dont dispose le locataire pour répondre.
  • Toute autre modification aux conditions du bail, s’il y en a : durée, services inclus, stationnement.

L’avis doit être écrit et rédigé dans la même langue que le bail. Conservez une preuve d’envoi et de réception : c’est elle, et non votre souvenir de la date, qui compte si le dossier se rend au Tribunal.

Le mois du locataire — et pourquoi son silence vous sert

À compter de la réception de l’avis, le locataire dispose d’un mois pour répondre. Trois issues :

  • Il ne répond pas. Son silence vaut acceptation. Le bail se reconduit aux conditions proposées, augmentation comprise. Vous n’avez rien d’autre à faire.
  • Il accepte. Même résultat, par écrit.
  • Il refuse. C’est là que votre horloge repart — voir plus bas.

En cas de refus : vous avez un mois, pas plus

Si le locataire refuse, vous disposez d’un mois à compter de la réception de son refus pour demander au Tribunal administratif du logement de fixer le loyer. Passé ce délai, le bail est reconduit au même loyer et aux mêmes conditions.

Autrement dit, un refus n’annule pas votre augmentation — l’inaction, oui. C’est le deuxième piège le plus coûteux après le délai d’envoi, parce qu’un mois passe vite quand le refus arrive en pleine saison des baux.

Deux exceptions où le refus oblige plutôt le locataire à quitter à la fin du bail : le logement situé dans un immeuble construit ou dont l’affectation a changé depuis 5 ans ou moins, et le logement en coopérative d’habitation.

Y a-t-il un pourcentage maximal ?

Non. La loi ne fixe aucun plafond d’augmentation. Si les parties ne s’entendent pas, c’est le Tribunal qui tranche, en appliquant les critères de son règlement : taxes municipales et scolaires, assurances, coût de l’énergie, travaux majeurs, et un ajustement de base que le Tribunal publie chaque année, habituellement en janvier.

Le pourcentage que vous lisez chaque hiver dans les médias est une estimation moyenne, pas une limite légale et pas un droit acquis. Votre immeuble a ses propres chiffres.

Les cinq erreurs qui reviennent le plus souvent

  1. Envoyer hors de la fenêtre. Trop tard : aucun effet. Trop tôt : aucun effet non plus.
  2. Écrire un pourcentage au lieu d’un montant. L’avis doit indiquer le nouveau loyer en dollars.
  3. Oublier le délai de réponse d’un mois dans le texte de l’avis.
  4. Laisser filer le mois après un refus. Le loyer reste alors inchangé pour toute l’année.
  5. N’avoir aucune preuve d’envoi. Sans preuve, la date de réception devient contestable.

Sources

Les règles ci-dessus proviennent du Tribunal administratif du logement, section Reconduction du bail et fixation de loyer, et des articles du Code civil du Québec qui encadrent la reconduction du bail de logement. Cet article présente de l’information générale et ne constitue pas un avis juridique.

Vos avis partent-ils à temps ?

Chez Velox, les avis de reconduction et d’augmentation sont préparés et envoyés dans les délais du Code civil pour chaque logement sous gestion — avec preuve d’envoi. Si vous gérez vous-même et que janvier vous rattrape toujours, parlons-en 20 minutes.

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Gestion immobilière Velox · Québec et Rive-Sud · 418-208-9966